Dire ce que l’on pense sans filtre est-il toujours une bonne idée au travail ?
Certains en ont fait un art, se revendiquant « cash » ou « bruts de décoffrage ». Leur franchise plaît, amuse, impressionne. Jusqu’au moment où elle dérange.
Car si la sincérité est une qualité, elle peut vite devenir un défaut lorsqu’elle se transforme en brutalité. Une remarque trop tranchante, une critique trop frontale, et soudain, l’admiré devient le paria.
Mis au pied du mur, le franc-parleur finit souvent par adopter une posture extrême :
❌ Se taire et ravaler ses pensées
❌ Ou céder à l’hypocrisie ambiante
Dans Le Misanthrope, Molière nous avait déjà tout dit à travers Alceste, l’homme qui veut dire la vérité, toute la vérité, mais finit isolé.
Face à lui, Philinte, incarne l’homme du monde, celui qui sait naviguer dans les eaux troubles de la vie en société.
💡 Pourtant, entre excès de franchise et hypocrisie, il existe une troisième voie : celle du tact et de la diplomatie. Dire ce que l’on pense avec clarté, mais aussi avec respect, affirmer son point de vue sans écraser l’autre.
Dans sa version la plus dure, la diplomatie est parfaitement résumée par Isaac Goldberg :
» Faire et dire les choses les plus dures de la manière la plus élégante »
Dans sa version actuelle, on parlera plutôt de communication assertive…
Cela vous parle ?