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🎬 Storytelling / Épisode 2 : ce que Steve Jobs nous apprend vraiment
9 décembre 2025

Dans le premier Ă©pisode, je vous parlais du monologue mythique de Captain Koons (Pulp Fiction) : un modĂšle absolu d’effet de surprise.

Aujourd’hui, on change de scùne
 et de maestro.

Si ce discours est devenu mythique, ce n’est pas seulement Ă  cause de sa beautĂ©, c’est parce qu’il respecte Ă  la lettre la trame narrative classique :

Situation initiale : un étudiant sans diplÎme.
ÉlĂ©ment dĂ©clencheur : son exclusion d’Apple, l’échec total.
PĂ©ripĂ©ties : l’errance, NeXT, Pixar.
Dénouement : retour triomphal chez Apple.
Situation finale : cohérence, vision, confiance.

Imparable !

Mais suivre la trame ne suffit pas.

C’est là que beaucoup tombent dans le piùge.

Respecter une structure narrative, c’est comme suivre les rĂšgles de la mĂ©thode de Descartes : personne n’a jamais dĂ©couvert une vĂ©ritĂ© uniquement grĂące Ă  ces rĂšgles, mais elles permettent de vĂ©rifier a posteriori qu’on ne s’est pas trompĂ© de chemin.

Il en va de mĂȘme pour le storytelling :
Le respect de la structure est une condition nécessaire mais pas suffisante.

Le problĂšme aujourd’hui, c’est qu’on connaĂźt la ficelle.

On vous voit arriver Ă  des kilomĂštres.
On reconnaßt le schéma.
On anticipe l’émotion.

Si bien que beaucoup d’histoires sonnent formatĂ©es, prĂ©visibles, voire artificielles.

Or comme le disait GĂ©rard ColĂ©, artisan de la com’ de Mitterrand :
« La rhĂ©torique, c’est comme la chirurgie esthĂ©tique : dĂšs que ça se voit, c’est que c’est ratĂ©. »

Alors, comment raconter mieux aujourd’hui ?
En laissant la trame Ă  sa place :
– un squelette,
– pas une prison.

Et en misant sur ce que les récits qui marquent ont toujours en commun :
Un vrai effet de surprise,
Une touche d’originalitĂ©,
Et surtout : une invisibilité absolue du mécanisme.

Le bon storytelling n’a pas l’air d’un storytelling.
Il a l’air vrai.

A suivre…